L'enfer, c'est toujours soi-même ou plutot l'intense et infatiguable conflit entre ce qu'on veut et ce qu'on ne peut pas, ce qu'on peut et ce qu'on ne veut pas.
L'enfer, c'est ne pas savoir avancer car on ne sait pas où aller ni comment y aller.
C'est être face à un carrefour où différentes voies peuvent être empruntées mais personne ne sait ce qu'il y a au bout de ces quatre chemins.
L'enfer, c'est quand l'angoisse de prendre un mauvais chemin supplante et annihile l'envie confiante de découvrir un sentier inconnu.
L'enfer, c'est de ne pas savoir ce qu'il y a au bout de la route.
Mais c'est aussi continuer à perdre pied en faisant du sur place.
Alors on patauge.
Alors on se met entre paranthèses, dans l'espoir de se dire que le Temps est notre ami et qu'il prendra nos décisions à notre place.
Il faut beaucoup de courage pour accepter de tomber et pour se relever.
Il faut beaucoup de courage pour faire sa route seul(e), sans l'appui des autres.
Car au bout du compte, on est toujours seul face à ses choix, face aux chemins qui s'ouvrent devant nous.
Car au bout du compte, chaque voyage est une aventure personnelle et individuelle.
Il faut beaucoup de courage pour accepter les conseils et avis des autres .
Mais il faut encore beaucoup plus de courage pour accepter que les Autres ne nous accompagneront jamais jusqu'au bout de l'aventure.
Il faut beaucoup de courage pour prendre conscience de cela.

